VISION ISRAEL

 

Jamais vu ça - Albar

Ils étaient quatre. Quatre copains. Bien copains. Depuis toujours copains. Ils se sont toujours connus. Toujours. Même avant de se connaître, ils étaient ensemble. Braillaient ensemble. Prenaient leurs biberons ensemble, puis avec les pâtés de sable, se chamaillaient. Ils se piquaient leurs bonbons bien avant de se les partager, de s’épauler. A l’école : toujours ensemble. Au lycée aussi. Puis soldats. Seule l’armée les sépara… C’est un peu son rôle à l’armée, de disperser, mais disperser pour affermir, pour construire l’adulte de demain. Ainsi des jumeaux ou jumelles seront séparés, il faut donner une chance à chacun de dominer, de se diriger, de s’épanouir... Jamais vu ça - Albar

Les étincelles - Albar

Après s’être bien assis dans le bus, plus de soucis. On descend au terminus. Dès qu’il pénètre dans la rue : ‘Palmah’, c’est le quartier ‘Katamon’, qui présente son histoire. Ici, elle s’écrit en rues. Chacune déploie la bravoure de 48. L’une d’elles, rappelle à chacun, les équipes, qui lors du siège de Jérusalem, distribuaient ‘l’eau’. C’est dans la rue, ‘Méhalkéi ha Mayim’, que se termine le trajet. Quittant le bus, la continuant, dans son dernier tronçon, l’on marche sur des pavés. Très vite, la voyant se finir, l’on devine de l’insolite. En effet, c’est un parc à pelouse tendre qui se découvre. Les fleurs de quatre ans disséminées, sont mouvantes et bruyantes. Celles des huit ans, ne font que courir. Si les ballons ne ricochent pas, c’est que les poucettes sont partout... Les Ă©tincelles - Albar

Un matin, une leçon - Albar

Taxidermie ! C’est un mot qui peut émerveiller chacun, quand on voit dormir un oiseau dans un nid authentique. L’oiseau en question n’est pas facile à définir. C’est ce qu’affirment les connaisseurs. Ils le prouvent en le comparant aux croquis figurant dans l’album spécialisé. Il leur manque des critères pour cataloguer. C’est la troisième fois que papa raconte cette même histoire, et à chaque fois les mêmes mots longs et compliqués, retentissent et me frappent. Le premier ressemble à un taxi, il n’est pas vraiment méchant. Le second, est étrange, il crie et fait taire à la fois, pourtant celui-là je peux le répéter sans problème. Je sais qu’un jour je pourrais le comprendre et même l’employer, alors je m’amuse à le répéter en moi même plusieurs fois : crie taire, crie taire. Un matin, une leçon - Albar

Le cinquantième - Albar

Ce matin là, dès les premiers oiseaux, un doux de promenade cligne. Un duvet de ciel cille dans l’azur si généreux qu’il bleuit l’océan. L’on sait alors qu’un petit vent minou, proposera ballade, et qu’un soleil de coeur, fera bondir ballon. C’est un bon dimanche, tout simplement qui se pelotonne fainéant. Ravi, dans le giron de l’aube, il s’étire. Hé oui, un bon prélude de dilettante, en vérité, se prélasse nonchalamment. Dans les allées parisiennes, on flâne, on court… Dans les allées bordées d’arbres, sautent les balles et fusent les cris, mais quand volent les mies, d’un coup s’enhardissent pigeons et piaillent, moineaux… Dans cette promesse offerte, de sourires en sourires, la joie, ancrée en beau fixe, souveraine, s’avalanche, et Paname chavire… LE CINQUANTIÈME - Albar

 

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