Les principes fondateurs à l’épreuve de la modernité - Gilles Deharbe
Dès 1915, les Juifs sont accusés de travailler à la défaite de l’Allemagne. Aussi une directive du 11 octobre 1916, signée du ministre de la Guerre, ordonne-t-elle leur comptabilisation générale dans l’armée, soulevant aussitôt l’émotion des organisations juives, qui exigent une reconnaissance officielle du sacrifice de tous leurs coreligionnaires. La Grande Guerre a expérimenté un corpus d’arguments antisémites dans lequel, la défaite consommée, les nazis puiseront l’essence de leur propagande. Auschwitz, 1944, création de l’Etat d’Israël, 1948, rapprochement paradoxal mais questionnant ! Mais soyons clairs, à aucun moment dans mon esprit, je considère la création de l’Etat, comme conséquence de la Shoah ; c’est un raccourci sur lequel Claude Lanzmann s’échine... ![]()
Promesse abrahamique et bĂ©nĂ©diction des Nations - Haïm Ouizemann
L'Alliance d’Abraham Lorsque Léon Bourgeois, premier président de la Société des Nations et lauréat du prix Nobel de la paix (1920) préconisa, après la Première Guerre mondiale, le respect d’un nouvel ordre moral -«Pas d’harmonie sans l’ordre, pas d’ordre sans la paix, pas de paix sans la liberté, pas de liberté sans la justice»- il ne se doutait pas se faire le porteparole de l’antique mais si moderne promesse abrahamique. Cette ordre moral, consécutivement aux échecs répétés de construire une humanité à visage humain, transparaît à travers la figure emblématique du Patriarche Abraham, canal de l’accomplissement de la promesse divine visant à bénir toutes les familles de la terre... ![]()
Plantée là , et plus personne pour y monter - Hervé Rehby
L'Histoire du peuple juif commence par un arrachement, par une cassure, une rupture des liens naturels qu’un homme entretenait avec son peuple d’origine : « Va-t-en - LeKh LeKHa - de ta terre, de ton pays natal – MoLaDTeKHa- » (Gen.12- 1). Le chaldéen Avram mettra du temps, 40 ans, pour rompre avec sa patrie.
Cette expérience fondatrice de la séparation répétait sur le mode politique, l’antique rituel de la création du monde où Dieu sépara les éléments créés, selon un gradient vertical, ou horizontal, selon le genre, l’espèce, la catégorie. Une vraie classification, un ordonnancement. Cette extraction d’Avram devenu l’Hébreu « celui qui traverse, ou celui qui transgresse... ![]()
Les enfants du Respect - Hervé Rehby
A force de se développer, de croître en nombre,
d’occuper les espaces vides, au demeurant de
plus en plus rares, l’Humanité a dû se faire
une raison. Il serait de plus en plus difficile
d’échapper à la vue de l’Autre, de se soustraire à son
jugement et de maintenir un espace, une distance,
propices à résoudre les conflits de contiguïté selon le
principe du « chacun chez soi ». Si la loi du plus fort a longtemps régit les rapports entre
les peuples, elle s’est avĂ©rĂ©e incapable de rĂ©pondre Ă
l’exigence éthique qu’impose la construction d’un
monde pluriel et d’une humanité diverse, puisque tel
est le voeu de Dieu lui-même : « Ce sont là les trois
fils de Noah... ![]()
Le droit au respect et le devoir de respecter - Haim Ouizemann
Etat de nature et contrat divin
«Considérant que la reconnaissance de la
dignité inhérente à tous les membres de la
famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables
constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la
paix dans le monde... l’Assemblée Générale proclame la
présente Déclaration universelle des droits de l’homme
comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples
et toutes les nations...» (Préambule, 1948).
La dignité, mise en exergue dans cette importante
Déclaration, lui accorde une valeur universelle et
impose l’idée de l’honneur comme source première
inspiratrice des grands principes moraux. A L’intangible
principe du respect de l’Autre se mesure la pérennité
d’une civilisation. Nul doute pour Rabbi Azaï se
risquant à réduire la Bible et l’histoire humaine... ![]()
L’au delà des jours Plaidoirie pour une fin des temps - Hervé Rehby
Le peuple juif ne fait pas exception à la règle. Plus que tout autre peuple, peut-être du fait de sa survie et des vicissitudes de son Histoire, le peuple juif a réfléchi et théorisé sur ce concept mouvant de « fin des temps ». Il serait faux de prétendre que le Judaïsme ait inventé « la fin des temps », puisque ce concept était déjà évoqué par les égyptiens et par les Mésopotamiens, par exemple. En voyant les conquérants espagnols débarquer, envahir et massacrer leurs civilisation, les aztèques et les Mayas ont à juste titre pensé qu’il s’agissait là de la « fin des temps » ou de la « fin de leur monde », sans se rendre immédiatement compte qu’il ne s’agissait au mieux que d’une péripétie dans le calendrier et dans l’Histoire de leur ennemi. ![]()
Eschatologie et destinĂ©e juive - Haïm Ouizemann
Au crépuscule de sa vie, le patriarche Jacob convoque et rassemble tous ses fils dans l’intention de leur révéler la fin des temps : «Rassemblez vous, je veux vous raconter ce qui arrivera dans la suite des jours» (A’harit HaYamim) (Gen. 49, 1). Jacob, selon les sages, tourmenté du destin d’Israël, considère qu’est advenu le temps de consoler et réconforter sa descendance par l’annonce de l’avènement d’un monde meilleur où les souffrances et les calamités de l’exil ne seraient plus qu’une sombre page d’histoire : une ère difficile va, en effet, s’ouvrir devant les fils d’Israël qui subiront bientôt l’exil d’Egypte et l’aliénante condition d’esclavage. Conscient que sa mort prochaine annonce l’accomplissement de la promesse divine faite à Avraham ![]()
Le Pardon : quand la force se fait miséricorde - Haïm Ouizemann
Qui d’entre nous peut-il sincèrement prétendre,
après avoir été offusqué ou blessé en son amour
propre, accepter en son for intérieur de pardonner
d’un coeur entier à son offenseur sans faire montre
d’un quelconque esprit de revanche? Rares sont ceux qui,
révélant ainsi une grandeur d’âme peu commune peuvent
prétendre répondre à cette définition. Pourtant, de grandes
figures comme Moïse, David et Joseph vont être élevées au
rang d’homme d’État grâce à la clémence et au pardon qui
les caractérisent. Joseph, l’esclave hébreu, sera haussé à la
fonction prestigieuse de vice-roi, après avoir subi l’âpre et
cruelle humiliation de ses frères. Il va non seulement leur
accorder son pardon, geste révélant en soi une noblesse
d’esprit exceptionnelle (Gen. 45) ![]()
Vivre à Jerusalem - Itshak Lurçat
Ceux qui ont la chance de vivre dans la capitale du
peuple Juif savent pourtant qu’elle est très différente
de cette image caricaturale, trop souvent véhiculée
par les médias et par la littérature israélienne. A
certains égards, Jerusalem a conservé dans de
larges secteurs de la vie culturelle et politique israélienne
l’image qu’elle avait au XIX e siècle : celle de la capitale du « vieux Yishouv » - ville misérable où habitaient principalement
des Juifs vivant de la « halouka » (l’aumône communautaire)
et où les Juifs de diaspora venaient surtout pour être enterrés
sur le Mont des Oliviers - et l’opposition entre Tel-Aviv, ville
nouvelle du sionisme laïc et Jerusalem s’est perpétuée jusqu’à
nos jours. Mais Jerusalem est en réalité une ville où l’on vit,
où l’on peut rire, danser, être joyeux ! ![]()
Épicentre de la dualité ou de la rivalité éternelle - Hervé Rehby
Pauvre Jerusalem. Rien ne t’aura été épargné. Tu as vu
des guerres, des sièges, des ruines et des relevailles.
Le sang a coulé dans tes ruelles comme « coule
l’eau dans le ruisseau ». Tu as senti la brûlure du sel
qu’ont jeta sur ta poussière en signe de stérilisation.
Tu ne devais plus te remettre de cet opprobre. Mais tu n’as pas
tenu parole. Ou plutôt tes amants, ceux de Sion, ont tant prié
et pleuré pour te retrouver et te ressusciter que l’impensable
est devenu réalité. Te voilà à nouveau vivante, embouteillée,
en pleine expansion, malgré l’enserrement, sciemment voulue
par tes ennemis pendant près de 19 siècles, dans l’étroitesse
d’une structure de ville déchue. ![]()
Jerusalem, capitale de justice - Haïm Ouizemann
Le Mont du Temple est entre
nos mains !» (7 Juin 1967).
Ces paroles historiques,
prononcées au pied de la
mosquée du Dôme du Roc par Motta
Gour, commandant alors l’unité 55 des
parachutistes, n’ont de cesse de faire
vibrer la conscience juive. Si, certes, le
message semble bref, il rend cependant
fidèlement compte de la fin de
l’humiliation plusieurs fois millénaire dont
le peuple juif fut victime et se fait l’écho
de l’authentique et antique supplique «l’an prochain à Jérusalem». Un rapide
regard sur l’histoire nous rappelle
que les Britanniques mandataires en
Palestine (1917-1948), émettent de
nombreuses restrictions envers les Juifs
auxquels pourtant la Déclaration Balfour
(1917) ![]()
Entre joie et jouissance le programme d'une vie - Hervé Rehby
La formule conjuratoire retentit pour la énième fois
comme un écho lancinant venu apaiser les craintes
d’un peuple apeuré par près de 3000 ans d’histoire
incertaine, et 2000 ans d’exil. Un temps si long,
ponctué de rares éclaircies, de si rares moment de
répit où il est permis de sourire, de se donner l’illusion d’un oubli
possible de la dure réalité de l’être juif - né pour souffrir – la
malédiction du Deutéronome pesant d’un poids : « L’Eternel
enverra contre toi l’exécration (la malédiction), la fureur et
la réprobation (des nations)…jusqu’à t’exterminer …bientôt à
cause de tes mauvaises actions » (28-20). Seulement nanti
de l’espoir du pardon de Dieu, le peuple juif n’en finissait pas
d’avancer vers l’inconnu, vers son calvaire, en faisant comme
si, c’est-à-dire, en continuant à fêter Soukot et Pourim... ![]()
Joie et service divin : Entre méditation et médiation - Haïm Ouizemann
Le kabbaliste, Moshé Haïm
Luzzato (Ram’hal 1707-
1746), célèbre pour
sa remarquable oeuvre
d’éthique “le Sentier de la
Rectitude”, y souligne que l’amour
désintéressé de D.ieu auquel tout
homme se doit d’atteindre se subdivise
en trois branches : la joie, l’adhésion
et la ferveur (chapitre19 sur la Piété).
La Torah en effet ne perçoit le service
divin qu’à travers la joie. L’amant de
D.ieu marche avec son Créateur, avec
allégresse. Si, certes, le judaïsme ne nie
pas le ritualisme de la pratique, il n’en
considère pas moins que rien ne peut égaler ni se substituer à l’intention pure
de l’acte vécu dans la joie et le chant
au point que « Parce que tu n’auras pas
servi le Seigneur ton D.ieu avec joie,
dans l’allégresse de ton coeur, dans
l’abondance de tes biens, tu serviras les
ennemis que le Seigneur enverra contre
toi... ![]()
Suicide et haine de soi juive - Itshak Lurçat
Le 4 octobre 1903, le jeune et
brillant écrivain juif Otto Weininger
fut retrouvé inconscient, allongé sur
le sol, dans la chambre qu’il avait
louée la veille dans la maison du 15
Schwarzspanierstrasse, à Vienne,
maison où Beethoven avait vécu ses
derniers jours. Weininger s’était tiré
une balle en plein coeur. Emmené à
l’hôpital, il décéda quelques heures
plus tard. Son suicide, à l’âge de
23 ans, ajouta encore à sa célébrité
précoce et suscita aussi une vague
de suicides par imitation. Weininger était le cas le plus connu de Juif atteint
d’une maladie très particulière,
qui fut désignée plus tard comme la « haine de soi juive ». ![]()
Position du Judaïsme envers le suicide - Rav Y. R. Dufour
Il est exact que le judaïsme enseigne
catégoriquement le principe
selon lequel l’homme n’est
pas habilité à porter atteinte à soi-même (“ein adam rachaï lehabel
beatsmo”, Traité Baba Qama, 91 b) ; cela
est aussi clair dans la Michna que dans le
Talmud, dit le Maguid Michna (sur Michné
Torah, Hilkhot hahovel ve hamézik, 5, 1).
Mais le judaïsme a développé sur ce sujet
du suicide une casuistique beaucoup
plus complexe, et beaucoup plus
nuancée, que ce principe syncrétique : sa
position n’est pas une simple application
logique de grands principaux moraux. ![]()
Euthanasie : Dignité dans la mort ou suicide légalisé ? Haïm Ouizemann
Le Judaïsme, synonyme de Vie - "…et tu choisiras la vie, afin que
tu vives, toi et ta descendance"
Deut. 30, 19) - réprouve de la
manière la plus vive le suicide (autolyse
ou littéralement en hébreu "perte
de soi"), au point que "ta survie doit
primer sur celle de ton prochain" (Baba
Metsi'ah, 62), et le considère comme
un acte blasphématoire à l'égard du
D.ieu des esprits de toute chair (Nomb.
16,27). L'homme, créé à l'image de
D.ieu, ne peut en aucun cas porter
atteinte à son corps sans du même
coup amoindrir la présence divine en ce
monde : "Tu ne tueras point" auquel cas " Je demanderai certainement compte
de votre sang de vos âmes" (Gen.9, 5;
Baba Kama 91). La vie et la mort sont
propriété exclusive de D.ieu. ![]()
Le rêve sioniste et sa réalisation - Haïm Ouizemann
14 mai 1948 (5 Iyar 5708) : “En
Eretz Israël naquit le peuple
juif, là se façonna son caractère
spirituel, religieux et national.
C’est là qu’il réalisa son
indépendance, créa une culture d’une
portée à la fois nationale et universelle et
fit don de la Bible au monde entier... En
vertu des droits naturels et historiques
du peuple juif, ainsi que de la résolution
de l’Assemblée Générale des Nations
Unies, nous déclarons la création de
l’Etat juif en Eretz Israël qui portera
le nom d’Etat d’Israël». Ces paroles
commémorant la résurrection de l’état
d’Israël, extraites du texte du Rouleau
de la Déclaration d’Indépendance, lu
par David Ben Gourion, marquent sans
aucun doute un tournant sans précédent
dans l’histoire générale du vingtième
siècle aussi bien pour Israël que pour
l’humanité entière. ![]()
Entre deuil et espoir - L'anniversaire - Hervé Rehby
Inutile de rappeler le caractère complètement futile et
dérisoire des anniversaires. Quoi de plus stupide que
ces réunions annuelles où la finalité est de prendre acte
de la fuite inexorable du temps et de l’outrage que le
temps qui passe fait à la vie et à la jeunesse des êtres
vivants. Le compilateur biblique des chroniques l’avait dit à sa
manière : « car nous sommes des étrangers, face à Toi, des
résidents (temporaires), comme tous nos pères. Nos jours
sont comme une ombre sur la Terre et sans espérance. » (CH
I-29-15), repris en supplique conjuratoire par Lamartine : « O
temps suspends ton vol et vous heures propices suspendez
votre cours » (Le Lac). Sans espérance - EYN MiQVeH - en
effet, sans autre espoir que la mort au bout du chemin. ![]()
Le sionisme au coeur de la nature - David Freche
Nous allons essayer de raconter l’histoire du paysage
israélien et de ses changements actuels, dans la
soixantième année du pays.
Nous sommes effarés lorsque nous découvrons
des photos du pays en 1948. Encore plus difficile
de croire que pratiquement tout ce qui existait en 1948:
villages agricoles, forêts, commerces, industries, institutions, éducation, santé, forces de sécurité, construits pratiquement
à partir de rien, a débuté quelques soixante cinq ans avant la
création de l’Etat dans les années 80 au 19ème siècle.
Au début, quelques nouvelles colonies, entre autre sous
l’impulsion du Baron de Rothschild et plus tard, grâce à un
homme, un visionnaire, en 1897 ;Théodore Herzl, lors du
premier congrès juif sioniste à Bâle en Suisse.
Le libre arbitre ou la volonté de se libérer - Hervé Rehby
En coupant ses fils, qui lui assuraient
une vie de mouvement sur commande, dépendante de la volonté de son
maître, Pinocchio décidait par cet
acte sacrilège de rompre avec la préd
destination, le déterminisme et la fatalité d’une vie de robot. Les contes
de fée servent à poser les questions
essentielles de manière détournée
et déplacée sur un mode magique
ou merveilleux, où le coté infantile
permet de… . Les travaux de B. Bettd
telheim sont de ce point de vue là
remarquables et se doivent d’être redécouverts. ![]()
Déterminisme et Libre-arbitre : bonheur perdu - Haïm Ouizemann
Le principe de libre-arbitre ou la liberté du Vouloir constitue une idée phare dans la Tradition juive, «un pilier de la Torah et de la Mitsva» écrit Maïmonide (Mishneh Torah hil’hot teshouva 5, 3).
En effet, le libre-arbitre constitue la
pierre angulaire de tout le Judaïsme :
D.ieu s’engage, se risque d’une certaine
manière à créer l’homme en le dotant de
l’édifiant pouvoir de pencher en faveur
du bien ou du mal. Pleinement confiant
en sa créature, Il attend de celle-ci de
choisir naturellement le bien car «D. a
créé l’Homme droit» (Ecclésiaste 7, 29). ![]()
Entre fascination et menace, l’environnement - Hervé Rehby
Depuis que l’homme hante
la Terre de sa présence, la
question de son cadre de vie
se pose comme une nécessité
impér ieuse condi t ionnant
son bien-être, et favorisant son
d é v e l o p p eme n t , b i o l o g i q u e e t
intellectuel. Ainsi, le lieu de résidence,
précaire ou solide, provisoire ou
permanent, modifie-t-il durablement
le comportement et la culture des
hommes. Il est évident que les hommes
des montagnes ne sont pas comme
ceux des vallées ou ceux qui arpentent
les déserts ; que les agriculteurs ne
ressemblent en rien aux chasseurs, à
ceci près qu’ils sont tous humains, et
seulement modifiés par leur écosystème
ou encore leur environnement. ![]()
Ecologie spirituelle - Une révolution intérieure - Haïm Ouizemann
L’extrême privilège de l’Homme d’imposer sa domination sur la Création semble lui donner un droit absolu sur cette dernière : «Tu (D.ieu) lui as donné (à l’homme) l’empire sur les oeuvres de Tes mains» (Ps. 8, 7-9). Or, face aux conséquences dramatiques de cette main-mise émerge une lente prise de conscience.
Responsabilité de l’Homme «Nous, le genre humain,
sommes confrontés à une
urgence planétaire - le maintien
de notre civilisation qui détient
un pouvoir de destruction massive… mais
nous sommes capables de résoudre cette
crise et d’éviter le pire… à la condition
que nous agissions avec courage,
détermination et promptement…![]()
Le veau masqué ou qui se cache derrière les idoles ?- Hervé Rehby
Tous les être sensés savent que le bois, ou la pierre sont des objets inanimés,
et qu’aucune incantation d’aucun magicien moyen ne saurait les faire parller
ou s’adresser à l’homme. A moins d’illusion quelle qu’elle soit. Pourttant,
pendant plusieurs millénaires de l’histoire humaine, les hommes ont
cru à l’efficience des idoles, à leur pouvoir sur eux. Ils ont en fait accrédité
la notion qu’une chose existe à partir du moment où quelqu’un croit, dur
comme fer, à l’existence de cette chose. La Torah se fait l’écho de ce
phénomène, puisque Dieu luimême
déclare à Moise : « et
contre tous les dieux de l’Egypte,
je prononcerai des jugements ». ![]()
Du D.ieu voilé au D.ieu dévoilé - Haïm Ouizemann
Israël a fait connaître la Bible au
monde, répandant ainsi l’idée
originale du monothéisme .
Le paradoxe est que ce petit
peuple, maintenant connu pour
son rigorisme monothéiste, s’est plus
d’une fois rendu coupable d’idolâtrie, à commencer par la prosternation
devant le veau d’or, prototype du faux
culte immédiatement après avoir vécu
l’expérience vivante du Dieu protecteur,
et qui plus est, après avoir été l’objet
d’une expérience mystique très intense,
lors de la proclamation des Dix Paroles. Quelle est la limite séparant le culte
véritable du faux culte ? Celle-ci
n’est pas toujours aussi évidente qu’il
n’y paraît : ‘’Et à Shet… naquit un fils
qu’il nomma Enosh, alors «Hou’hal»,
(de la racine ‘HaLaL) à invoquer le Nom
de D.»(Gen 4, 26). ![]()
« Le veau d’or est toujours debout » - Valérie Laskow
Ainsi, alors que servir dans l’armée était non seulement
un devoir mais surtout une fierté – parce que c’était
servir son pays -, c’est devenu une corvée, vécue
comme une perte de temps, à laquelle de plus en
plus de gens essaient d’échapper. Des émissions
comme “ Une étoile est née” ou “ Né(e) pour Danser “ érigent,
au rang de divinités des jeunes générations, des garçons et
des filles qui n’ont pas fait leur service militaire. On évoque
avec complaisance le cas de telle ou telle mannequin qui ne
s’est mariée que dans le but avoué et déclaré d’échapper à ses
obligations militaires. Le résultat est connu : moins de 30% des
hommes font leur période de réserve et les chiffres des jeunes
qui font leur service militaire sont en baisse, en particulier
dans les grandes villes. ![]()
L’éloge de la pudeur et de la dignité - Haïm Ouizemann
Quoi de plus démuni qu’un être se
trouvant aux deux pôles extrêmes de la
vie : le nouveau-né dans le giron de sa
mère, ceint d’un lange et le défunt sur
son lit de mort, enveloppé d’un linceul.
C’est le premier geste d’attention à leur égard : couvrir leur nudité. Pendant
son voyage ici-bas, l’homme, selon une
norme acceptée universellement, aura à
vivre en couvrant toute sa nudité. Toute ?
Cette qualité varie selon les lieux, les époques, les traditions culturelles. Dans l’Antiquité, la culture grecque érigera la nudité au rang d’un principe
naturel, témoins les Jeux Olympiques
auxquels les dieux du stade participeront
totalement nus. La Tradition juive, très
claire à ce sujet, a toujours fait l’éloge...![]()
Israël, de fil en aiguille… - Liza Serfaty
Soie, paillettes et froufrous,
de créateurs en designers,
Israël « défile » sur le podium
mondial… Surmontant les
handicaps d’un marché intérieur
limité, de l’éloignement des marchés
d’exportation et de coûts élevés, Israël
est parvenu à constituer une prospère
industrie du textile et de l’habillement.
Grâce à des méthodes de fabrication
ultra modernes qui s’inspirent largement
des hautes technologies permettant
d’obtenir des produits compétitifs et de
très bonne qualité, l’industrie du textile
en Israël émerge. Les grands Paris,
New York, Milan et Tokyo n’ont qu’a bien
se tenir, Israël serait bien capable de
leur donner du fil à retordre !
La mode ne serait-elle pas que
l ’« habilage »![]()
La construction du monde qui vient - Hervé Rehby
L'Histoire de l’Humanité ne connaît
depuis son éveil à la conscience,
que conflits, guerres, anathèmes et
autres constructions de préjugés.
Très tôt, les frères humains, entendez
les hommes proches par la filiation ou par la
contiguïté géographique, ont voulu fonder
leur clan, puis leur peuple, le défendre et
l’inscrire dans la mémoire des Hommes, et
donc entre dans l’Histoire. Le Midrash s’en
fait l’écho quand il parle de Caïn et Abel,
les frères jumeaux de la création, premiers
fils de l’Homme. Abel reçoit la nomadité et
l’exploitation des troupeaux ; Caïn reçoit
quant à lui la possession de la Terre et la
sédentarité... ![]()
Babel Israël : Espace,Temps et Humanisme - Haim Ouizemann
Mondialisation ou Conquête del’Espace ?
«Quand même tu fixerais ton aire aussi haut que l’aigle et la placerais dans la région des étoiles, je t’en précipiterais, dit l’Eternel» (Ovadia 1, 4). L’effondrement des Tours (11 septembre 2001) du World Trade Center, incarnation de l’ère mondialiste (Centre de Commerce mondial, véritable ville de 50 000 personnes, 500 sociétés internationales), restera à jamais gravé dans la mémoire collective. Troublante similitude :
Vers un monde meilleur? - Liza Serfaty
Qu’on le veuille ou non, le monde
bouge. Il s’éveille, se transforme,
slalome sans relâche entre
les humeurs du Nasdaq et
le réchauffement climatique.
Autrement dit, le monde est vivant et l’homme
n’a d’autres choix que de se soumettre à son
rythme effréné. Pour certains d’entre nous, le
terme de mondialisation renvoie à la notion
de progrès économique et d’américanisation
en tant que monoculture. Pour d’autres,
il s’agit de la catastrophe humaine des
temps modernes, l’ère de l’exploitation des
pauvres et des inégalités en tout point. Cette
mondialisation s’est fixée comme objectif
premier de réapprendre à communiquer les
uns avec les autres : Internet et le e-mail
bouleversent le monde de la communication,
néanmoins muette…![]()