VISION ISRAEL

 

Les principes fondateurs à l’épreuve de la modernité - Gilles Deharbe

Dès 1915, les Juifs sont accusés de travailler à la défaite de l’Allemagne. Aussi une directive du 11 octobre 1916, signée du ministre de la Guerre, ordonne-t-elle leur comptabilisation générale dans l’armée, soulevant aussitôt l’émotion des organisations juives, qui exigent une reconnaissance officielle du sacrifice de tous leurs coreligionnaires. La Grande Guerre a expérimenté un corpus d’arguments antisémites dans lequel, la défaite consommée, les nazis puiseront l’essence de leur propagande. Auschwitz, 1944, création de l’Etat d’Israël, 1948, rapprochement paradoxal mais questionnant ! Mais soyons clairs, à aucun moment dans mon esprit, je considère la création de l’Etat, comme conséquence de la Shoah ; c’est un raccourci sur lequel Claude Lanzmann s’échine... Les principes fondateurs à l’épreuve de la modernité - Gilles Deharbe

Promesse abrahamique et bĂ©nĂ©diction des Nations - Haïm Ouizemann

L'Alliance d’Abraham Lorsque Léon Bourgeois, premier président de la Société des Nations et lauréat du prix Nobel de la paix (1920) préconisa, après la Première Guerre mondiale, le respect d’un nouvel ordre moral -«Pas d’harmonie sans l’ordre, pas d’ordre sans la paix, pas de paix sans la liberté, pas de liberté sans la justice»- il ne se doutait pas se faire le porteparole de l’antique mais si moderne promesse abrahamique. Cette ordre moral, consécutivement aux échecs répétés de construire une humanité à visage humain, transparaît à travers la figure emblématique du Patriarche Abraham, canal de l’accomplissement de la promesse divine visant à bénir toutes les familles de la terre... Promesse abrahamique et bénédiction des Nations - Haïm Ouizemann

Plantée là, et plus personne pour y monter - Hervé Rehby

L'Histoire du peuple juif commence par un arrachement, par une cassure, une rupture des liens naturels qu’un homme entretenait avec son peuple d’origine : « Va-t-en - LeKh LeKHa - de ta terre, de ton pays natal – MoLaDTeKHa- » (Gen.12- 1). Le chaldéen Avram mettra du temps, 40 ans, pour rompre avec sa patrie. Cette expérience fondatrice de la séparation répétait sur le mode politique, l’antique rituel de la création du monde où Dieu sépara les éléments créés, selon un gradient vertical, ou horizontal, selon le genre, l’espèce, la catégorie. Une vraie classification, un ordonnancement. Cette extraction d’Avram devenu l’Hébreu « celui qui traverse, ou celui qui transgresse... Plantée là, et plus personne pour y monter - Hervé Rehby

Les enfants du Respect - Hervé Rehby

A force de se développer, de croître en nombre, d’occuper les espaces vides, au demeurant de plus en plus rares, l’Humanité a dû se faire une raison. Il serait de plus en plus difficile d’échapper à la vue de l’Autre, de se soustraire à son jugement et de maintenir un espace, une distance, propices à résoudre les conflits de contiguïté selon le principe du « chacun chez soi ». Si la loi du plus fort a longtemps régit les rapports entre les peuples, elle s’est avérée incapable de répondre à l’exigence éthique qu’impose la construction d’un monde pluriel et d’une humanité diverse, puisque tel est le voeu de Dieu lui-même : « Ce sont là les trois fils de Noah... Les enfants du Respect - Hervé Rehby

Le droit au respect et le devoir de respecter - Haim Ouizemann

Etat de nature et contrat divin «Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde... l’Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations...» (Préambule, 1948). La dignité, mise en exergue dans cette importante Déclaration, lui accorde une valeur universelle et impose l’idée de l’honneur comme source première inspiratrice des grands principes moraux. A L’intangible principe du respect de l’Autre se mesure la pérennité d’une civilisation. Nul doute pour Rabbi Azaï se risquant à réduire la Bible et l’histoire humaine... Le droit au respect et le devoir de respecter - Haim Ouizemann

L’au delà des jours Plaidoirie pour une fin des temps - Hervé Rehby

Le peuple juif ne fait pas exception à la règle. Plus que tout autre peuple, peut-être du fait de sa survie et des vicissitudes de son Histoire, le peuple juif a réfléchi et théorisé sur ce concept mouvant de « fin des temps ». Il serait faux de prétendre que le Judaïsme ait inventé « la fin des temps », puisque ce concept était déjà évoqué par les égyptiens et par les Mésopotamiens, par exemple. En voyant les conquérants espagnols débarquer, envahir et massacrer leurs civilisation, les aztèques et les Mayas ont à juste titre pensé qu’il s’agissait là de la « fin des temps » ou de la « fin de leur monde », sans se rendre immédiatement compte qu’il ne s’agissait au mieux que d’une péripétie dans le calendrier et dans l’Histoire de leur ennemi. Eschatologie et destinée juive - Haïm Ouizemann

Eschatologie et destinĂ©e juive - Haïm Ouizemann

Au crépuscule de sa vie, le patriarche Jacob convoque et rassemble tous ses fils dans l’intention de leur révéler la fin des temps : «Rassemblez vous, je veux vous raconter ce qui arrivera dans la suite des jours» (A’harit HaYamim) (Gen. 49, 1). Jacob, selon les sages, tourmenté du destin d’Israël, considère qu’est advenu le temps de consoler et réconforter sa descendance par l’annonce de l’avènement d’un monde meilleur où les souffrances et les calamités de l’exil ne seraient plus qu’une sombre page d’histoire : une ère difficile va, en effet, s’ouvrir devant les fils d’Israël qui subiront bientôt l’exil d’Egypte et l’aliénante condition d’esclavage. Conscient que sa mort prochaine annonce l’accomplissement de la promesse divine faite à Avraham Eschatologie et destinée juive - Haïm Ouizemann

Le Pardon : quand la force se fait miséricorde - Haïm Ouizemann

Qui d’entre nous peut-il sincèrement prétendre, après avoir été offusqué ou blessé en son amour propre, accepter en son for intérieur de pardonner d’un coeur entier à son offenseur sans faire montre d’un quelconque esprit de revanche? Rares sont ceux qui, révélant ainsi une grandeur d’âme peu commune peuvent prétendre répondre à cette définition. Pourtant, de grandes figures comme Moïse, David et Joseph vont être élevées au rang d’homme d’État grâce à la clémence et au pardon qui les caractérisent. Joseph, l’esclave hébreu, sera haussé à la fonction prestigieuse de vice-roi, après avoir subi l’âpre et cruelle humiliation de ses frères. Il va non seulement leur accorder son pardon, geste révélant en soi une noblesse d’esprit exceptionnelle (Gen. 45) Le Pardon : quand la force se fait misĂ©ricorde - HaĂŻm Ouizemann

Vivre à Jerusalem - Itshak Lurçat

Ceux qui ont la chance de vivre dans la capitale du peuple Juif savent pourtant qu’elle est très différente de cette image caricaturale, trop souvent véhiculée par les médias et par la littérature israélienne. A certains égards, Jerusalem a conservé dans de larges secteurs de la vie culturelle et politique israélienne l’image qu’elle avait au XIX e siècle : celle de la capitale du « vieux Yishouv » - ville misérable où habitaient principalement des Juifs vivant de la « halouka » (l’aumône communautaire) et où les Juifs de diaspora venaient surtout pour être enterrés sur le Mont des Oliviers - et l’opposition entre Tel-Aviv, ville nouvelle du sionisme laïc et Jerusalem s’est perpétuée jusqu’à nos jours. Mais Jerusalem est en réalité une ville où l’on vit, où l’on peut rire, danser, être joyeux ! Vivre à Jerusalem - Itshak Lurçat

Épicentre de la dualité ou de la rivalité éternelle - Hervé Rehby

Pauvre Jerusalem. Rien ne t’aura été épargné. Tu as vu des guerres, des sièges, des ruines et des relevailles. Le sang a coulé dans tes ruelles comme « coule l’eau dans le ruisseau ». Tu as senti la brûlure du sel qu’ont jeta sur ta poussière en signe de stérilisation. Tu ne devais plus te remettre de cet opprobre. Mais tu n’as pas tenu parole. Ou plutôt tes amants, ceux de Sion, ont tant prié et pleuré pour te retrouver et te ressusciter que l’impensable est devenu réalité. Te voilà à nouveau vivante, embouteillée, en pleine expansion, malgré l’enserrement, sciemment voulue par tes ennemis pendant près de 19 siècles, dans l’étroitesse d’une structure de ville déchue. Épicentre de la dualité ou de la rivalité éternelle - Hervé Rehby

Jerusalem, capitale de justice - Haïm Ouizemann

Le Mont du Temple est entre nos mains !» (7 Juin 1967). Ces paroles historiques, prononcées au pied de la mosquée du Dôme du Roc par Motta Gour, commandant alors l’unité 55 des parachutistes, n’ont de cesse de faire vibrer la conscience juive. Si, certes, le message semble bref, il rend cependant fidèlement compte de la fin de l’humiliation plusieurs fois millénaire dont le peuple juif fut victime et se fait l’écho de l’authentique et antique supplique «l’an prochain à Jérusalem». Un rapide regard sur l’histoire nous rappelle que les Britanniques mandataires en Palestine (1917-1948), émettent de nombreuses restrictions envers les Juifs auxquels pourtant la Déclaration Balfour (1917) Jerusalem, capitale de justice - Hervé Rehby

Entre joie et jouissance le programme d'une vie - Hervé Rehby

La formule conjuratoire retentit pour la énième fois comme un écho lancinant venu apaiser les craintes
d’un peuple apeuré par près de 3000 ans d’histoire incertaine, et 2000 ans d’exil. Un temps si long, ponctué de rares éclaircies, de si rares moment de répit où il est permis de sourire, de se donner l’illusion d’un oubli possible de la dure réalité de l’être juif - né pour souffrir – la malédiction du Deutéronome pesant d’un poids : « L’Eternel enverra contre toi l’exécration (la malédiction), la fureur et la réprobation (des nations)…jusqu’à t’exterminer …bientôt à cause de tes mauvaises actions » (28-20). Seulement nanti de l’espoir du pardon de Dieu, le peuple juif n’en finissait pas d’avancer vers l’inconnu, vers son calvaire, en faisant comme si, c’est-à-dire, en continuant à fêter Soukot et Pourim...
Entre joie et jouissance le programme d'une vie - Hervé Rehby

Joie et service divin : Entre méditation et médiation - Haïm Ouizemann

Le kabbaliste, Moshé Haïm Luzzato (Ram’hal 1707- 1746), célèbre pour sa remarquable oeuvre d’éthique “le Sentier de la Rectitude”, y souligne que l’amour désintéressé de D.ieu auquel tout homme se doit d’atteindre se subdivise en trois branches : la joie, l’adhésion et la ferveur (chapitre19 sur la Piété). La Torah en effet ne perçoit le service divin qu’à travers la joie. L’amant de D.ieu marche avec son Créateur, avec allégresse. Si, certes, le judaïsme ne nie pas le ritualisme de la pratique, il n’en considère pas moins que rien ne peut égaler ni se substituer à l’intention pure de l’acte vécu dans la joie et le chant au point que « Parce que tu n’auras pas servi le Seigneur ton D.ieu avec joie, dans l’allégresse de ton coeur, dans
l’abondance de tes biens, tu serviras les ennemis que le Seigneur enverra contre toi...
Joie et service divin : Entre méditation et médiation - Haïm Ouizemann

Suicide et haine de soi juive - Itshak Lurçat

Le 4 octobre 1903, le jeune et brillant écrivain juif Otto Weininger fut retrouvé inconscient, allongé sur le sol, dans la chambre qu’il avait louée la veille dans la maison du 15 Schwarzspanierstrasse, à Vienne, maison où Beethoven avait vécu ses derniers jours. Weininger s’était tiré une balle en plein coeur. Emmené à l’hôpital, il décéda quelques heures plus tard. Son suicide, à l’âge de 23 ans, ajouta encore à sa célébrité précoce et suscita aussi une vague de suicides par imitation. Weininger était le cas le plus connu de Juif atteint d’une maladie très particulière, qui fut désignée plus tard comme la « haine de soi juive ». SUICIDE ET HAINE DE SOI JUIVE - Itshak Lurçat

Position du Judaïsme envers le suicide - Rav Y. R. Dufour

Il est exact que le judaïsme enseigne catégoriquement le principe selon lequel l’homme n’est
pas habilité à porter atteinte à soi-même (“ein adam rachaï lehabel beatsmo”, Traité Baba Qama, 91 b) ; cela est aussi clair dans la Michna que dans le Talmud, dit le Maguid Michna (sur Michné Torah, Hilkhot hahovel ve hamézik, 5, 1). Mais le judaïsme a développé sur ce sujet du suicide une casuistique beaucoup plus complexe, et beaucoup plus nuancée, que ce principe syncrétique : sa position n’est pas une simple application logique de grands principaux moraux. POSITION TRADITIONNELLE DU JUDAÏSME ENVERS LE SUICIDE ? Rav Y. R. Dufour

Euthanasie : Dignité dans la mort ou suicide légalisé ? Haïm Ouizemann

Le Judaïsme, synonyme de Vie - "…et tu choisiras la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance" Deut. 30, 19) - réprouve de la manière la plus vive le suicide (autolyse ou littéralement en hébreu "perte de soi"), au point que "ta survie doit primer sur celle de ton prochain" (Baba Metsi'ah, 62), et le considère comme un acte blasphématoire à l'égard du D.ieu des esprits de toute chair (Nomb. 16,27). L'homme, créé à l'image de D.ieu, ne peut en aucun cas porter atteinte à son corps sans du même coup amoindrir la présence divine en ce monde : "Tu ne tueras point" auquel cas " Je demanderai certainement compte de votre sang de vos âmes" (Gen.9, 5; Baba Kama 91). La vie et la mort sont propriété exclusive de D.ieu. EUTHANASIE : DIGNITÉ DANS LA MORT OU SUICIDE LÉGALISÉ ? Haïm Ouizemann

Le rêve sioniste et sa réalisation - Haïm Ouizemann

14 mai 1948 (5 Iyar 5708) : “En Eretz Israël naquit le peuple juif, là se façonna son caractère spirituel, religieux et national. C’est là qu’il réalisa son indépendance, créa une culture d’une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible au monde entier... En vertu des droits naturels et historiques
du peuple juif, ainsi que de la résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies, nous déclarons la création de l’Etat juif en Eretz Israël qui portera le nom d’Etat d’Israël». Ces paroles commémorant la résurrection de l’état d’Israël, extraites du texte du Rouleau de la Déclaration d’Indépendance, lu par David Ben Gourion, marquent sans aucun doute un tournant sans précédent dans l’histoire générale du vingtième siècle aussi bien pour Israël que pour l’humanité entière.

Entre deuil et espoir - L'anniversaire - Hervé Rehby

Inutile de rappeler le caractère complètement futile et dérisoire des anniversaires. Quoi de plus stupide que ces réunions annuelles où la finalité est de prendre acte de la fuite inexorable du temps et de l’outrage que le temps qui passe fait à la vie et à la jeunesse des êtres vivants. Le compilateur biblique des chroniques l’avait dit à sa manière : « car nous sommes des étrangers, face à Toi, des résidents (temporaires), comme tous nos pères. Nos jours sont comme une ombre sur la Terre et sans espérance. » (CH I-29-15), repris en supplique conjuratoire par Lamartine : « O temps suspends ton vol et vous heures propices suspendez votre cours » (Le Lac). Sans espérance - EYN MiQVeH - en effet, sans autre espoir que la mort au bout du chemin.

Le sionisme au coeur de la nature - David Freche

Nous allons essayer de raconter l’histoire du paysage israélien et de ses changements actuels, dans la
soixantième année du pays. Nous sommes effarés lorsque nous découvrons des photos du pays en 1948. Encore plus difficile de croire que pratiquement tout ce qui existait en 1948: villages agricoles, forêts, commerces, industries, institutions, éducation, santé, forces de sécurité, construits pratiquement
à partir de rien, a débuté quelques soixante cinq ans avant la création de l’Etat dans les années 80 au 19ème siècle. Au début, quelques nouvelles colonies, entre autre sous l’impulsion du Baron de Rothschild et plus tard, grâce à un homme, un visionnaire, en 1897 ;Théodore Herzl, lors du premier congrès juif sioniste à Bâle en Suisse.

Le libre arbitre ou la volonté de se libérer - Hervé Rehby

En coupant ses fils, qui lui assuraient une vie de mouvement sur commande, dépendante de la volonté de son maître, Pinocchio décidait par cet acte sacrilège de rompre avec la préd destination, le déterminisme et la fatalité d’une vie de robot. Les contes de fée servent à poser les questions essentielles de manière détournée et déplacée sur un mode magique ou merveilleux, où le coté infantile permet de… . Les travaux de B. Bettd telheim sont de ce point de vue là remarquables et se doivent d’être redécouverts.

Déterminisme et Libre-arbitre : bonheur perdu - Haïm Ouizemann

Le principe de libre-arbitre ou la liberté du Vouloir constitue une idée phare dans la Tradition juive, «un pilier de la Torah et de la Mitsva» écrit Maïmonide (Mishneh Torah hil’hot teshouva 5, 3).

En effet, le libre-arbitre constitue la pierre angulaire de tout le Judaïsme : D.ieu s’engage, se risque d’une certaine manière à créer l’homme en le dotant de l’édifiant pouvoir de pencher en faveur du bien ou du mal. Pleinement confiant en sa créature, Il attend de celle-ci de choisir naturellement le bien car «D. a
créé l’Homme droit» (Ecclésiaste 7, 29). Déterminisme et Libre-arbitre : recherche du bonheur perdu - Haïm Ouizemann

Entre fascination et menace, l’environnement - Hervé Rehby

Entre fascination et menace, l’environnement - Hervé Rehby

Depuis que l’homme hante la Terre de sa présence, la question de son cadre de vie se pose comme une nécessité impér ieuse condi t ionnant son bien-être, et favorisant son d é v e l o p p eme n t , b i o l o g i q u e e t intellectuel. Ainsi, le lieu de résidence, précaire ou solide, provisoire ou permanent, modifie-t-il durablement le comportement et la culture des hommes. Il est évident que les hommes des montagnes ne sont pas comme ceux des vallées ou ceux qui arpentent les déserts ; que les agriculteurs ne ressemblent en rien aux chasseurs, à ceci près qu’ils sont tous humains, et seulement modifiés par leur écosystème ou encore leur environnement.

Ecologie spirituelle - Une révolution intérieure - Haïm Ouizemann

Ecologie spirituelle - Une révolution intérieure - Haïm Ouizemann

L’extrême privilège de l’Homme d’imposer sa domination sur la Création semble lui donner un droit absolu sur cette dernière : «Tu (D.ieu) lui as donné (à l’homme) l’empire sur les oeuvres de Tes mains» (Ps. 8, 7-9). Or, face aux conséquences dramatiques de cette main-mise émerge une lente prise de conscience.

Responsabilité de l’Homme «Nous, le genre humain, sommes confrontés à une urgence planétaire - le maintien de notre civilisation qui détient un pouvoir de destruction massive… mais nous sommes capables de résoudre cette crise et d’éviter le pire… à la condition que nous agissions avec courage, détermination et promptement…

Le veau masqué ou qui se cache derrière les idoles ?- Hervé Rehby

Le veau masqué ou qui se cache derrière les idoles ?- Hervé Rehby

Tous les être sensés savent que le bois, ou la pierre sont des objets inanimés, et qu’aucune incantation d’aucun magicien moyen ne saurait les faire parller ou s’adresser à l’homme. A moins d’illusion quelle qu’elle soit. Pourttant, pendant plusieurs millénaires de l’histoire humaine, les hommes ont cru à l’efficience des idoles, à leur pouvoir sur eux. Ils ont en fait accrédité la notion qu’une chose existe à partir du moment où quelqu’un croit, dur comme fer, à l’existence de cette chose. La Torah se fait l’écho de ce phénomène, puisque Dieu luimême déclare à Moise : « et contre tous les dieux de l’Egypte,
je prononcerai des jugements ».

Du D.ieu voilé au D.ieu dévoilé - Haïm Ouizemann

Du D.ieu voilé au D.ieu dévoilé - Haïm Ouizemann

Israël a fait connaître la Bible au monde, répandant ainsi l’idée originale du monothéisme . Le paradoxe est que ce petit peuple, maintenant connu pour son rigorisme monothéiste, s’est plus d’une fois rendu coupable d’idolâtrie, à commencer par la prosternation devant le veau d’or, prototype du faux culte immédiatement après avoir vécu l’expérience vivante du Dieu protecteur, et qui plus est, après avoir été l’objet d’une expérience mystique très intense, lors de la proclamation des Dix Paroles. Quelle est la limite séparant le culte véritable du faux culte ? Celle-ci n’est pas toujours aussi évidente qu’il n’y paraît : ‘’Et à Shet… naquit un fils qu’il nomma Enosh, alors «Hou’hal», (de la racine ‘HaLaL) à invoquer le Nom de D.»(Gen 4, 26).

« Le veau d’or est toujours debout » - Valérie Laskow

« Le veau d’or est toujours debout » - Valérie Laskow

Ainsi, alors que servir dans l’armée était non seulement un devoir mais surtout une fierté – parce que c’était servir son pays -, c’est devenu une corvée, vécue comme une perte de temps, à laquelle de plus en plus de gens essaient d’échapper. Des émissions comme “ Une étoile est née” ou “ Né(e) pour Danser “ érigent, au rang de divinités des jeunes générations, des garçons et des filles qui n’ont pas fait leur service militaire. On évoque avec complaisance le cas de telle ou telle mannequin qui ne s’est mariée que dans le but avoué et déclaré d’échapper à ses obligations militaires. Le résultat est connu : moins de 30% des hommes font leur période de réserve et les chiffres des jeunes qui font leur service militaire sont en baisse, en particulier dans les grandes villes.

L’éloge de la pudeur et de la dignité - Haïm Ouizemann

L’éloge de la pudeur et de la dignité - Haïm Ouizemann

Quoi de plus démuni qu’un être se trouvant aux deux pôles extrêmes de la vie : le nouveau-né dans le giron de sa mère, ceint d’un lange et le défunt sur son lit de mort, enveloppé d’un linceul. C’est le premier geste d’attention à leur égard : couvrir leur nudité. Pendant son voyage ici-bas, l’homme, selon une norme acceptée universellement, aura à vivre en couvrant toute sa nudité. Toute ? Cette qualité varie selon les lieux, les époques, les traditions culturelles. Dans l’Antiquité, la culture grecque érigera la nudité au rang d’un principe naturel, témoins les Jeux Olympiques auxquels les dieux du stade participeront totalement nus. La Tradition juive, très claire à ce sujet, a toujours fait l’éloge...

Israël, de fil en aiguille… - Liza Serfaty

Israël, de fil en aiguille… - Liza Serfaty

Soie, paillettes et froufrous, de créateurs en designers, Israël « défile » sur le podium mondial… Surmontant les handicaps d’un marché intérieur limité, de l’éloignement des marchés d’exportation et de coûts élevés, Israël est parvenu à constituer une prospère industrie du textile et de l’habillement. Grâce à des méthodes de fabrication ultra modernes qui s’inspirent largement des hautes technologies permettant d’obtenir des produits compétitifs et de très bonne qualité, l’industrie du textile en Israël émerge. Les grands Paris, New York, Milan et Tokyo n’ont qu’a bien se tenir, Israël serait bien capable de leur donner du fil à retordre ! La mode ne serait-elle pas que l ’« habilage »

La construction du monde qui vient - Hervé Rehby

La construction du monde qui vient - Hervé Rehby

L'Histoire de l’Humanité ne connaît depuis son éveil à la conscience, que conflits, guerres, anathèmes et autres constructions de préjugés. Très tôt, les frères humains, entendez les hommes proches par la filiation ou par la contiguïté géographique, ont voulu fonder leur clan, puis leur peuple, le défendre et l’inscrire dans la mémoire des Hommes, et donc entre dans l’Histoire. Le Midrash s’en fait l’écho quand il parle de Caïn et Abel, les frères jumeaux de la création, premiers fils de l’Homme. Abel reçoit la nomadité et l’exploitation des troupeaux ; Caïn reçoit quant à lui la possession de la Terre et la sédentarité...

Babel Israël : Espace,Temps et Humanisme - Haim Ouizemann

Babel et Israël : Espace,Temps et Humanisme - Haim Ouizemann

Mondialisation ou Conquête del’Espace ?

«Quand même tu fixerais ton aire aussi haut que l’aigle et la placerais dans la région des étoiles, je t’en précipiterais, dit l’Eternel» (Ovadia 1, 4). L’effondrement des Tours (11 septembre 2001) du World Trade Center, incarnation de l’ère mondialiste (Centre de Commerce mondial, véritable ville de 50 000 personnes, 500 sociétés internationales), restera à jamais gravé dans la mémoire collective. Troublante similitude :

Vers un monde meilleur? - Liza Serfaty

Vers un monde meilleur? - Liza Serfaty

Qu’on le veuille ou non, le monde bouge. Il s’éveille, se transforme, slalome sans relâche entre les humeurs du Nasdaq et le réchauffement climatique. Autrement dit, le monde est vivant et l’homme n’a d’autres choix que de se soumettre à son rythme effréné. Pour certains d’entre nous, le terme de mondialisation renvoie à la notion de progrès économique et d’américanisation en tant que monoculture. Pour d’autres, il s’agit de la catastrophe humaine des temps modernes, l’ère de l’exploitation des pauvres et des inégalités en tout point. Cette mondialisation s’est fixée comme objectif premier de réapprendre à communiquer les uns avec les autres : Internet et le e-mail bouleversent le monde de la communication, néanmoins muette…

 

 

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