Trois livres politiques français - Itshrak Lurcat
Toulouse, 21 septembre 2001 : L’usine AZF explose, provoquant la mort de 30 personnes, en blessant 3000 autres, endommageant des milliers d’habitations. Accident ou attentat ? Très rapidement, la thèse de l’accident s’impose comme une vérité officielle, malgré les nombreux faits troublants et incohérences. Deux journalistes français, Anne-Marie Casteret de L’Express et Marc Mennessier du Figaro, vont mener une enquête minutieuse, pendant plusieurs années, en bravant l’hostilité de la police, de la justice et de leurs propres confrères. .Ce livre présente leurs conclusions et relate quatre ans d’investigations. Il montre comment les autorités françaises ont délibérément écarté tous les éléments de preuve accréditant la thèse d’un attentat islamiste..![]()
HaĂŻm Gouri, le poète – soldat de JĂ©rusalem - Itshak Lurçat
Rendant compte de la monumentale autobiographie
littéraire que vient de publier Haïm Gouri,
sous le titre “Im ha-Shira vé ha-Zman» (Avec
la poésie et le temps), Nissim Calderon cite
l’anecdote suivante. Lisant, dans les années 1950, ces
lignes du poète Yehuda Amihai : «Je te vois, sortant
quelque chose du frigidaire, éclairée par une lumière
venant d’un autre monde», Gouri comprit qu’une ère
s’achevait et qu’une nouvelle ère commençait dans la
poésie israélienne. En effet, explique Gouri, Nathan
Alterman aurait parlé de la «lumière d’une bougie», et
lui-même aurait éclairé le visage de la femme décrite
avec le «feu de camp des soldats du Palmah», au lieu
de l’ampoule du frigidaire... Au-delà de l’humour,
caractéristique de Gouri...![]()
Yehoshua Kenaz, un classique israélien - Itshak Lurçat
Dans une rĂ©cente interview au supplĂ©ment culturel du journal Haaretz, Ă l’occasion de la parution de son dernier livre (Appartement avec entrĂ©e sur cour, Ă©d. Am Oved), Yehoshua Kenaz s’explique sur sa conception de la littĂ©rature, du mĂ©tier d’écrivain, et aussi sur IsraĂ«l et le sionisme. Kenaz donne rarement des interviews et ne participe guère au dĂ©bat politique israĂ©lien, prĂ©fĂ©rant s’exprimer Ă travers ses livres. Sa modestie, son refus d’être transformĂ© en « figure publique » - Ă la diffĂ©rence de ses amis et collègues Oz et Yehoshua, dont il avoue pourtant partager les opinions politique – le rapprochent
plutôt d’un David Shahar, que nous
évoquions l’an dernier dans ces
colonnes. ![]()
Rentrée littéraire : un grand roman à découvrir - Itshak Lurçat
Sans prétendre porter un jugement objectif – ce qui nécessiterait d’avoir lu un nombre
de livres qui dépasse de loin mes capacités
d’absorption, étant donné l’inflation
galopante de la production littéraire – je peux dire, en
toute subjectivité, que le livre de Gérald Tenenbaum,
L’ordre des jours, est ma découverte de la rentrée
littéraire. J’y ai découvert non seulement un livre,
mais aussi un auteur et une nouvelle voix de la
littérature française contemporaine, déjà bien posée
et très prometteuse. Tenenbaum, qui a déjà publié deux romans, un recueil de
théâtre et un livre pour la jeunesse, est aussi l’auteur d’un
Que sais-je consacré aux… nombres premiers ! Il est en effet professeur de mathématiques à l’université de Nancy, ce qui
ne l’empêche pas d’être écrivain, preuve supplémentaire... ![]()
Littérature israélienne contemporaine : Etgar Keret - Itshak Lurçat
Né en 1967, Etgar Keret est un des représentants les plus en vue de la
nouvelle génération d’écrivains israéliens, nés après la guerre des Six
Jours. Il a récemment coréalisé - avec sa femme Shira Geffen - le film « Les
méduses », qui a obtenu la Caméra d’Or au Festival de Cannes. Mais
Keret incarne surtout, par son écriture, par son style et par le contenu de
ses livres, le nouveau visage de la littérature israélienne contemporaine :
un visage très différent de celui de ses prédécesseurs, moins engagé, plus
moderne, plus « tel-avivien »… Il représente à certains égards ce que l’on
peut appeler une « littérature postsioniste », ce qui ne l’empêche pas de
rester très israélien. ![]()
Trois livres pour l'été - Itshrak Lurcat
Beaufort, livre de Ron Leshem adapté avec
talent au cinéma par Joseph Cedar, vient
d’être traduit en français, simultanément à
la sortie du film sur les écrans en France.
Cette parution est sans nul doute un événement. Le
livre, qui a obtenu le prix Sapir et est devenu un best
seller en Israël (plus de 100 000 exemplaires vendus),
est écrit dans une langue bien particulière : le fameux
argot militaire de Tsahal. Il raconte l’histoire d’un
groupe de soldats retranchés à l’intérieur du château
de Beaufort, position stratégique occupée par l’armée
israélienne au sommet d’une montagne, qui domine la
plaine de la Bekaa au Sud-Liban, pendant les dernières
semaines précédant le retrait israélien... ![]()
L’islam contemporain radicalisme apocalyptisme coexistance - Itshrak Lurcat
Stéphane Amar, Les meilleurs
ennemis du monde. Israéliens et
Palestiniens, entre voisins
Le conflit israélo-arabe est trop
souvent décrit par les médias à travers
la grille de lecture de schémas simplistes,
dans laquelle Israéliens et Palestiniens -
ou Juifs et Arabes - sont toujours confinés
dans les mêmes rôles. Les médias français,
notamment, excellent dans ce « jeu de rôles »
où l’important n’est pas l’événement dont on
parle, mais la conclusion – toujours identique – que le lecteur ou le téléspectateur, sont amenés
à en tirer. C’est pourquoi la lecture du livre de
Stéphane Amar, journaliste vivant à Jérusalem
qui collabore à plusieurs médias francophones,
est particulièrement rafraîchissante et instructive. ![]()
Deux livres pour les 60 ans d'Israel - Itshrak Lurcat
Yoram Hazony, L’Etat juif. Sionisme,
postsionisme et destins d’Israël
Le livre de Yoram Hazony, paru il y a un an
en français (traduit par Claire Darmon), est
sans doute un des ouvrages les plus importants
parus ces dernières années sur le thème d’Israël et
du sionisme. L’auteur, qui dirige le Centre Shalem
à Jérusalem, tente de répondre à la question
suivante : « comment l’idéal de l’Etat juif qui,
quarante ans auparavant, était un axiome politique
et moral pour presque tous les Juifs du monde… a
pu être si rapidement ruiné au sein du leadership
culturel de l’Etat juif lui-même ? » Ou en d’autres
termes, comment les élites israéliennes ont-elles trahi
l’idéal sioniste ? La réponse à cette question cruciale,
Hazony la trouve notamment au sein de l’intelligentsia
et de l’université israélienne... ![]()
Trois livres pour le printemps - Itshrak Lurcat
Il y a des épisodes de l’histoire
juive que notre inconscient collectif
préfère oublier, refouler, enterrer.
Par honte et par immaturité ou
non responsabilité ou les trois à
la fois. Notre peuple, vieux comme le
monde, a créé une société toute jeune,
encore puérile qui, lorsqu’elle commet
des erreurs, préfère, comme de jeunes
enfants, les planquer sous le tapis plutôt
que de les affronter et les réparer avec
sagesse. Je veux parler de l’évacuation
ou plutôt, de la déportation des habitants
du Goush Katif ! Sujet trouble et difficile, un « chouya »
tabou dans certaines sphères.
Cependant, il s’agit d’une tranche de vie
de notre pays dont nous ne sortirons
pas indemnes. ![]()
Deux livres sur Israël de Freddy Eytan - Itshrak Lurcat
Il y a des épisodes de l’histoire
juive que notre inconscient collectif
préfère oublier, refouler, enterrer.
Par honte et par immaturité ou
non responsabilité ou les trois à
la fois. Notre peuple, vieux comme le
monde, a créé une société toute jeune,
encore puérile qui, lorsqu’elle commet
des erreurs, préfère, comme de jeunes
enfants, les planquer sous le tapis plutôt
que de les affronter et les réparer avec
sagesse. Je veux parler de l’évacuation
ou plutôt, de la déportation des habitants
du Goush Katif ! Sujet trouble et difficile, un « chouya »
tabou dans certaines sphères.
Cependant, il s’agit d’une tranche de vie
de notre pays dont nous ne sortirons
pas indemnes. ![]()
Nous sommes tous des expulsés du Goush Katif - Emmanuelle Adda
Il y a des épisodes de l’histoire
juive que notre inconscient collectif
préfère oublier, refouler, enterrer.
Par honte et par immaturité ou
non responsabilité ou les trois à
la fois. Notre peuple, vieux comme le
monde, a créé une société toute jeune,
encore puérile qui, lorsqu’elle commet
des erreurs, préfère, comme de jeunes
enfants, les planquer sous le tapis plutôt
que de les affronter et les réparer avec
sagesse. Je veux parler de l’évacuation
ou plutôt, de la déportation des habitants
du Goush Katif ! Sujet trouble et difficile, un « chouya »
tabou dans certaines sphères.
Cependant, il s’agit d’une tranche de vie
de notre pays dont nous ne sortirons
pas indemnes. ![]()
Mémoires d’une révolutionnaire juive de Puah Rakovski - Itshrak Lurcat
Les éditions Phébus ont eu la bonne
idée de traduire en français les« mémoires d’une révolutionnaire
juive », de Puah Rakovski, rédigées
en yiddish et parues à Buenos
Aires en 1954. Née en 1865 à Bialystok, en
Pologne, Rakovski est une figure attachante
de femme née dans un milieu juif orthodoxe,
qui s’est émancipée de la tradition pour
consacrer sa vie à l’éducation et au combat
pour l’égalité des droits des femmes. Puah
Rakovski décrit ainsi ses origines familiales :« J’ai vu le jour en 1865, d’une mère âgée
de quinze ans et d’un père qui en avait
dix-sept. Du côté paternel, je suis issue de
trente-six générations de rabbins. ![]()
Amir Gutfreund, un nouveau regard israélien sur la Shoah
Le livre d’Amir Gutfreund, Les gens indispensables ne meurent jamais, a rencontré un succès inattendu lors de sa parution en Israël (sous le titre « Shoah shelanou »), en l’an 2000. Sa parution en France, sept ans plus tard, est un événement littéraire, même si la critique française ne paraît pas lui accorder une grande importance. Amir Gutfreund, né en 1963 à Haïfa, est sans doute un écrivain israélien atypique : il est lieutenant-colonel de l’armée de l’air, et Les gens indispensables ne meurent jamais est son premier livre. Il n’a pas vraiment le profil des écrivains favoris des médias internationaux, intellectuels « engagés » d’extrême gauche, comme Amos Oz ou A.B. Yehoshua. ![]()