Boite de chocolat et crise économique - Elie Vinokour
La vie est comme une boite de
chocolat, on ne sait jamais sur
quoi on va tomber » nous disait
Forest Gump. Et ho combien a-til
eu raison…
Le dollar grimpe. Le dollar
s’effondre. L’Amérique est
perdue. L’Amérique se relèvera.
L’Europe est vaccinée. L’Europe
ne l’est plus. Il faut ajouter de
la régulation. Cela ne va pas
marcher. La récession de 1929
revient. Ce n’est que temporaire.
Il y aura une guerre. Jamais de
la vie, les temps ont changé. La
crise frappera aussi Israël. Non,
la crise nous évitera…
Ce n’est qu’une liste partielle des
prédictions variées glanées ces
derniers temps dans les pages
des magasines économiques.
Il semble que Forest Gump
aurait pu occuper une place
d’honneur au côté des meilleurs
commentateurs et experts du
marché monétaire de l’actuelle
réalité financière.
Entre nous, personne n’a la moindre idée de ce qui arrivera à notre
économie dans la seconde qui suit. Les modèles financiers essaient
de deviner l’avenir en s’appuyant sur le passé, mais même le modèle
le plus sophistiqué ne peut éliminer l’incertitude.
Ainsi, ce n’est pas par hasard si de plus en plus d’articles d’analystes
se terminent ces dernier temps par une conclusion du style « étant
donné le nombre d’échecs des pronostics des meilleurs analystes,
il serait prudent de ne pas s’engager sur l’avenir des marchés
économiques ».
Mais où réside le grand problème? Pourquoi sommes-nous incapables de prédire le devenir de systèmes que nous avons construits nousmêmes ? « C’est une combinaison complexes de facteurs trop nombreux » répondent très sérieusement les experts, ce qui en termes de novice devient : « Nous n’avons pas la moindre idée que fera demain Yakumoto au Japon, ou Joe à Wall Street » ; et si hier ce n’était pas un problème, aujourd’hui, à l’ère de la turbo-globalisation, il suffit que quelqu’un se tourne dans son lit ou se gratte l’oreille dans un pays pour faire trembler tout le système. La racine du problème « La cause de notre désespoir économique est la nature humaine - qui provoque des mouvements de balancier entre peur panique et euphorie et vice versa, situation qu’aucun modèle économique ne peut surmonter sans difficulté » a dit dernièrement Allan Grispan, le directeur de la réserve fédérale en parlant de la situation économique. Ce que Grispan découvre aujourd’hui, à savoir que la nature humaine égoïste et globalisation ne font pas bon ménage, est précisément ce que Yéhouda Ashlag, un des plus grands kabbalistes du siècle dernier écrivait déjà dans différents de ses textes.
Pour résumer en quelques phrases, Ashlag explique que la nature humaine est véritablement le seul grain de sable qui peut bloquer les rouages de la société, et amener à une situation de crise. Cependant, si jusqu’à aujourd’hui, nous avons survécu à notre propre égoïsme en gardant nos distances les uns des autres, nous sommes arrivés à un point tel que la globalisation nous retire tout possibilité de nous fuir les uns les autres et nous force à agir ensemble. Village mondiale et système clos « Par conséquent, la possibilité de faire le bien, le bonheur et la paix dans un état est inconcevable tant qu’il n’en est pas de même dans les autres pays du monde et vice versa. Car à notre époque les pays sont tous accaparés à satisfaire leurs besoins, tout comme les individus l’étaient dans leur famille dans les premiers temps. Nous ne pouvons donc plus parler, ni faire cas de la conduite à tenir pour établir le bien-être d’un pays ou d’une nation, mais seulement celui du monde entier, car le bienfait ou le préjudice de chaque personne dans le monde dépend et est mesuré par le bienfait de tous les humains du monde entier. (Yéhouda Ashlag – La Paix dans le monde) En d’autres termes, nous vivons dans un monde qui devient trop petit aujourd’hui pour autant d’individu si nous continuons à nous comporter de la même façon.
Si nous voulons nous sortir de cette situation, il nous faut changer radicalement d’approche. Nous devons prendre conscience que nous dépendons les uns autres, et que lutter contre cela ni fera rien, si ce n’est d’augmenter la crise actuelle. Dans le même temps, si nous arrivons à comprendre cet état de fait alors nous pourrons naturellement revenir à un monde bien plus vivable. La solution avancée par Ashlag pour crée un tel changement est l’éducation. En effet, nous nous sommes servis jusqu’à présent des différents réseaux d’information pour nous éduquer sur la base de valeurs égoïste : toujours plus de consommation, voir parfois au dépend des autres. Aujourd’hui, il nous faut utiliser ce même flux d’information, mais avec un autre but, il nous faut informer les gens du fait que nous sommes tous des individus au sein d’un système clos, et l’égo est ce qui perturbe sa stabilité. Tout homme dans le système humain (et non plus quelque individus au sein de la société) devra cultiver la nécessité de l’intérêt de l’autre, et si nous créons tel un changement dans notre façon de penser, alors en conséquence, notre société et notre monde prendront un autre visage.
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